

Les Amis de la Chapelle Taillefert
2024
Séjour Baie de Somme – du 9 au 14 septembre 2024




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SOUS LE SOLEIL DES HAUTS DE FRANCE
Lundi 9 septembre
De bon matin cap pour la lointaine destination des Hauts-de-France pour 51 adhérents de notre association. Comme de coutume, nous avons retrouvé au volant notre fidèle Jean-Pierre, des cars Lavalade.
Quittant la 145, direction Paris avec un arrêt petit-déjeuner prévu en Gâtinais, par un itinéraire approximativement semblable à celui qu'empruntaient autrefois nos maçons creusois se rendant dans la capitale ou les environs, voire plus au nord.
Après avoir contourné la ville par la banlieue est, c'était le département de l'Oise avec sa préfecture BEAUVAIS où était prévu le repas de midi dans un restaurant où l'accueil s'avérait des plus sympathiques...et avec vue sur la cathédrale Saint-Pierre.
Même s’il n'est pas dominé par une flèche, cet édifice ne pouvait que nous impressionner par sa hauteur tant de l'extérieur que de l'intérieur avec pratiquement 50 m sous voûte : un record !C'est là l'un des exemples les plus ambitieux de l'art gothique dans cette région où on n'a pas manqué de rivaliser dans ce domaine. L'évêque ambitionnait de faire de cette cathédrale la plus haute de la chrétienté, mais comme nous l'a expliqué notre guide, ce ne fut pas sans difficultés. Au cours de son histoire, elle fut victime de plusieurs éboulements et nous avons été témoins de l'ampleur des actuels travaux de restauration entamés depuis 2022 et programmés jusqu'à 2027.
Il ne fallait surtout pas manquer l'horloge astronomique créée au XIX ème siècle, un chef d'œuvre du genre : 90 000 pièces mécaniques en acier et en laiton, 53 cadrans en émail, 63 automates, sans oublier un moteur principal et 14 moteurs secondaires qui, pendant une demi-heure le plus souvent par écran interposé, nous ont permis de voir le mécanisme en action. Nous avons été autant éblouis par l'esthétique du meuble haut de 12 m que par les animations des automates.
Nous avons ensuite repris le car pour atteindre les rivages de la Manche, précisément le centre Cap France ''Stella Maris'' de CUCQ dont la situation s'est révélée idéale pour rayonner dans la région. Une surprise nous attendait pendant le repas : sur scène ''notre'' Creusois, Laurent Michelotto, qui, comme chacun sait, mène une carrière prestigieuse d'accordéoniste : il vit désormais dans cette région. Une belle occasion de savourer sa musique à son image, pleine de joie, de gaieté et de bonne humeur et un régal pour les danseurs.
Mardi 10 septembre
La journée était consacrée à AMIENS, capitale historique de la Picardie, actuelle préfecture de la Somme qui affiche les 130 000 habitants.
Ce sont les hortillonnages, véritable mosaïque de jardins flottants occupant la partie est de la ville qui lui ont donné le nom de ''Venise du Nord''. Une balade dans des barques à fond plat dites à cornets sur des canaux appelés ici rieux nous a permis de découvrir l'histoire ainsi que différentes facettes de cet ensemble unique en France.
Ces lieux atypiques de cultures et de maraîchages qui auraient été aménagés dès le Moyen-Âge ont longtemps alimenté Amiens en fruits et légumes mais aussi en tourbe pour le chauffage. Au début du XX è siècle, on comptait 250 maraîchers appelés hortillons. La majeure partie des 300 ha est aujourd'hui occupé par des parcelles plus ou moins entretenues avec résidences secondaires et jardins. Seulement une douzaine de maraîchers exploitent environ 10 % des terres. Devant l'exubérance de la végétation, on ne peut que deviner la richesse de la biodiversité.
A partir du débarcadère, c'est en deux groupes que nous avons été invités à découvrir le quartier historique Saint-Leu tout proche. Au Moyen-Age, traversé par les bras de la Somme, l'eau et les moulins occupaient non seulement des meuniers, mais aussi des teinturiers, des tanneurs, des tisserands. Subsistent des ruelles pittoresques aux maisons basses colorées, faites de torchis, de bois et de de briques. Ce quartier longtemps insalubre a bénéficié d'importants travaux de rénovation depuis les années 70.
L'après-midi était consacré à la visite de la cathédrale Notre-Dame classée au patrimoine de l'UNESCO.
Pour succéder à une cathédrale romane victime d'un incendie, la première pierre du nouvel édifice a été posée en 1220 dans un contexte de grande prospérité marqué par le commerce des draperies et celui de la guède, une plante tinctoriale très demandée. Contrairement à la tradition, on a commencé par construire la façade et la nef. Le gros-œuvre est terminé en moins de 60 ans, ce qui confère à l'ensemble une unité architecturale rare.
Des proportions gigantesques avec une flèche de 112 m de haut, Notre-Dame d'Amiens s'affiche comme la plus vaste des cathédrales gothiques avec un volume de 200 000 m3 qui, dit-on, pourrait lui permettre de contenir Notre-Dame de Paris !
D'emblée, on ne peut qu'être séduit par la richesse des sculptures qui ornent les 3 portails. Un véritable imagier présentant aussi bien des thèmes religieux que des scènes de la vie quotidienne. Quant à l'intérieur, il a été marqué par des remaniements successifs. Ce sont notamment les stalles du XVI ème siècle et les clôtures du chœur qui avec plus de 4000 personnages en font là encore un ensemble unique. A la suite des dégradations de la Révolution, plusieurs équipes se sont succédées pur assurer les restaurations, comme celle de Viollet-le-Duc.
Au retour, le guide nous a proposé un arrêt au cimetière de La Madeleine pour découvrir l'étonnante tombe de Jules Verne. Si l'écrivain est bien né à Nantes, on ignore souvent qu'à la suite de son mariage avec une habitante de la ville, de 1871 à son décès en 1905, il a vécu à Amiens où il a été conseiller municipal pendant 16 ans et où il a écrit ses romans les plus connus. Au cimetière, il est représenté sortant de sa tombe pour rejoindre le ciel.
Nouvelle surprise pour l’animation du soir avec sur scène pendant près de 2 heures Michel Pruvot. Il faut dire que lui aussi était venu en voisin puisque née dans la Somme, précisément dans la commune de Rue. Les amateurs du genre n'ont pas oublié ses prestations télé dans ''Intervilles'', ''La Classe'', ''La Chance aux Chansons'' et surtout qu'il était le créateur-présentateur de ''Sur un air d'accordéon'' émission programmée dans les années 90 sur la 3. Il vient d'enregistrer son 148 ème album et nous a démontré ce soir-là qu'à 76 ans il n'était pas près de raccrocher
Mercredi 11 septembre
En nous rendant dans la Baie de Somme, le guide avait prévu un arrêt à RUE, la capitale du Marquenterre. Connue aussi grâce aux frères Caudron, pionniers de l'aviation, cette commune possède surtout deux édifices remarquables qui se font face : le beffroi, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et la chapelle du Saint-Esprit qui nous a ouvert ses portes. Edifiée entre 1440 et 1515, c'est là un bijou de l'art gothique flamboyant conçu pour accueillir des pèlerins vénérant un crucifix trouvé dans une barque échouée dans le port et qui serait originaire de Jérusalem.
A deux pas de là, au cœur de la réserve naturelle, c’était ce véritable sanctuaire de l’ornithologie qu'est le parc du MARQUENTERRE. Son histoire est singulière. Dans les années 50, un agriculteur a décidé de faire appel au savoir-faire hollandais pour la construction d'un polder afin de cultiver des tulipes et des jacinthes. Au bout de 10 ans, la production n'étant pas à la hauteur de la concurrence, il a alors décidé de convertir l'espace agricole en terre dédiée aux oiseaux.
Entre terre et mer, 200 ha de dunes, de marais, de roselières accueillent aujourd'hui aussi bien des oiseaux qui viennent s’y reproduire ou hiverner que ceux qui y font escale dans leur long parcours migratoire.
Par un beau soleil, chaque groupe a bénéficié d'un animateur spécialisé pour guider nos observations, et nous fournir des renseignements sur les espèces. Vers la fin de la promenade, une surprise nous attendait avec un petit volatile peu farouche qui gardait le cou replié et ramassé sur lui-même. Il s'agissait du résultat très rare du croisement entre un héron cendré et une aigrette garzette : le deuxième cas observé dans la réserve.
Après le repas, balade digestive dans les rues de SAINT-VALERY-SUR-SOMME. C'est de ce petit port que Guillaume, duc de Normandie, partit en 1066 à la conquête de l'Angleterre comme le rappelle la présence d'une parcelle de la tapisserie de Bayeux présente dans l'église Saint-Martin. De l'édifice nous retiendrons aussi qu'il a été construit fin XV ème, début XVI ème siècle et que ses murs sont en pierre damée en galets ce qui est caractéristique de la côte picarde.
Puis, en nous rendant à la gare, nous avons appris que Napoléon Bonaparte s'était rendu à deux reprises dans cette ville pour inspecter les travaux du canal de la Somme.
Grâce à une association qui a décidé dans les années 70 de remettre en circulation le train à vapeur sur les voies du ''Réseau des Bains de Mer'' créé en 1878, nous avons eu un aperçu sur les paysages sans relief de la BAIE DE SOMME. Se sont succédés des zones humides avec des roselières, des prairies où paissent les moutons de prés salés savourant la salicorne, mais aussi des champs cultivés de pommes de terre. Après un arrêt technique à Noyelles-sur-Mer, toujours à la vitesse de 25 km/heure et dans la fumée de la loco, nous avons gagné la gare du Crotoy dont une partie a gardé son cachet ancien.
Nous avons alors repris le bus et le guide nous a proposé un arrêt quelque peu venté en bord de mer avant de rejoindre le centre.
Jeudi 12 septembre
Dans la vallée de l'Authie, la matinée était consacrée à l'abbaye de VALLOIRES. Nous avons commencé par les jardins contemporains créés de 1987 à 1989 sur une superficie de 8 ha avec un dénivelé de 25 m sur le versant d'un plateau crayeux. Un superbe lieu de promenade que chacun put apprécier individuellement ou en petits groupes.
Conçu en lien étroit avec l'environnement et l'omniprésence de l'abbaye, on y rencontre près de 5000 espèces de plantes et d'arbustes qui voisinent non par leur aspect botanique mais par leur aspect esthétique selon la volonté du paysagiste creusois bien connu Gilles Clément.
Ces jardins se partagent en 5 espaces bien définis : un jardin régulier à la française (roseraie, pelouse, cloître de verdure), un jardin à l'anglaise, un jardin des cinq sens ; un jardin de marais et un jardin de l'évolution.
Comme l'a voulu Gilles Clément, ces jardins nous sont apparus comme un lieu d'émerveillement où les hommes et la nature sont réconciliés.
C'était ensuite la visite du cloître puis de quelques pièces de l'abbaye. Une fondation cistercienne du XII ème siècle, les bâtiments actuels datant du XVIII ème siècle. Nous avons pu apprécier les boiseries et le mobilier liturgique créés par l'ébéniste autrichien Pfaffenhoffen. Quant aux grilles du chœur de l'église, elles sont l'œuvre de Veyren qui a aussi signé celles du chœur de Notre Dame d'Amiens. Nous avons également été émus par l'évocation de la vie de Thérèse Papillon (1886-1983). Infirmière-courage engagée auprès des Poilus de 14-18, c'est en 1922 qu'elle fonde à Valloires un préventorium pour soigner des enfants victimes de la tuberculose. Pendant la seconde guerre mondiale, c'est encore à l'abbaye qu'engagée dans la Résistance, elle sauve des enfants juifs de la déportation, ce qui lui vaut d'être reconnue Juste parmi les nations.
Ambiance toute différente l'après-midi avec la découverte de MONTREUIL-SUR-MER. C'est là une des sous-préfectures du Pas-de-Calais bien qu'elle ne compte qu'environ 2000 habitants. Autre originalité le nom ''sur-mer'' rétabli en 2023 alors que la ville est actuellement à 10 km de la mer ! Il est là pour rappeler que la ville fut longtemps un port de première importance où les bateaux remontant la Canche accostaient.
Installée sur un promontoire rocheux, Montreuil a toujours joui d'une position stratégique privilégiée, ce qui lui confère une histoire fort riche. Philippe Auguste y fit édifier un château royal dont subsiste une tour et une citadelle fut édifiée au XVI ème siècle. Celle-ci fut remaniée par Vauban comme en témoignent d'impressionnants remparts. La promenade proposée sur une partie de ceux-ci nous a permis d'avoir une vue d'ensemble sur la ville et un panorama sur la campagne environnante.
Balade ensuite dans la ville avec l'église Saint-Saulve (Saulve est un évêque légendaire d'Amiens) dont on retiendra la beauté du portail et le trésor considéré comme l'un des plus riches du nord de la France.
A Montreuil-sur-Mer, on ne peut oublier la venue de Victor Hugo en compagnie de sa maîtresse Juliette Drouet en 1837, un passage qui l'avait beaucoup marqué. Quelques années plus tard, c'est dans cette cité qu'il a situé l'essentiel de la première partie des Misérables. Montreuil est la ville natale de Fantine, celle dont Jean Valjean devient maire sous le nom de monsieur Madeleine
Vendredi 13 septembre
Matinée nature sur la côte d'Opale avec une météo toujours des plus favorables.
En référence à la lumière si particulière et si changeante, c'est un habitant du lieu, peintre, écrivain, botaniste qui a donné ce nom de cette partie du littoral qui fait face aux falaises du sud-est de l'Angleterre. Il est marqué par les pointes des caps Gris-Nez et Blanc-Nez.
Au CAP GRIS-NEZ, falaise haute de 45 m, nous sommes seulement à 30 km de la côte britannique. Nous avons-là un site remarquable classé en zone naturelle d'intérêt écologique, floristique et faunistique, actuelle propriété du Conservatoire du Littoral. Chaque année, des centaines de milliers d'oiseaux passent par le détroit.
Des panneaux illustrés fournissent également aux visiteurs des informations sur l'importance du trafic maritime dans cette étroite bande. On peut y lire qu'avec 500 navires de tous types, et de tous tonnages par jour, sans compter les bateaux de pêche, de navigation côtière, les ferries qui traversent perpendiculairement la Manche, la circulation totalise ¼ de la navigation mondiale !
A environ 10 km, se dresse le CAP BLANC-NEZ qui doit son nom à la teinte très claire de la roche. A la base d'un estran rocheux, s'élèvent des falaises de craie et de marne qui dominent la mer de près de 150 m. Au sommet du cap, un monument en forme d'obélisque érigé dans les années 20 rappelle le sacrifice de soldats français et anglais qui avaient défendu pendant la Grande Guerre ce lieu stratégique. Il le fut aussi pendant le conflit 39-45, comme en témoignent des bunkers du ''Mur de l'Atlantique''.
C'est une histoire plus ancienne qui nous attendait en approchant Boulogne-sur-Mer. En 1802, Napoléon prévoit d'envahir l'Angleterre et regroupe son armée impériale : plusieurs milliers de soldats en 1803. Le lendemain de son anniversaire en 1804, il distribue la Légion d’Honneur à 2000 d'entre eux : c'est la première manifestation de cette envergure depuis la création de la distinction en 1802. Très rapidement la première pierre d'une colonne pour célébrer l'évènement est posée. Mais suite aux vicissitudes de l'histoire, elle ne fut achevée que sous la Restauration en 1821. Située sur la commune de WINVILLE, elle atteint désormais la hauteur de 54 m. Dans une des salles du pavillon édifié à la base, nous avons été impressionnés par la statue monumentale de l'empereur en tenue de sacre réalisée et installée sous la Monarchie de Juillet en 1841.
Autre arrêt prévu sur un promontoire dominant la mer, le calvaire des marins dont la dernière reconstruction remonte à 1990. C'est là une chapelle dont l'architecture suggère la proue d'un bateau renversé. Un hommage à ces dizaines de milliers d'hommes qui ont donné leur vie lors de nombreuses campagnes de pêche, mais aussi au cours de différents conflits comme en témoignent quelques exemples de plaques funéraires récentes apposées. Sans oublier des ex-voto, des bouées noires et blanches évoquant des navires perdus et surtout la présence d'un témoin prompt à répondre à nos interrogations. Une visite particulièrement émouvante pour évoquer des métiers qui ont marqué cette région.
Mais c'est avec le cœur de la ville de BOULOGNE-SUR-MER que devait se terminer cette journée. Avec plus de 40 000 habitants et la plus grande densité de population du département, c'est une sous-préfecture du Pas-de-Calais. Elle est connue pour être le premier port de pêche de France et pour avoir été un important port de liaison entre la France et l'Angleterre jusqu'à la fin du XX ème siècle.
Petit tour de ville en bus où on a appris qu'elle fut pionnière en matière de thalassothérapie. C'est aussi à partir de Boulogne que la vaccination contre la variole mise au point par le médecin anglais Jenner s'est répandue sur le continent européen, d'où la présence d'une statue du britannique. Parmi les célébrités qui y sont nées, figure Auguste Mariette (1821-1891) considéré avec Champollion comme le père de l'égyptologie. On lui doit entre autres la découverte du Sphinx dans les sables de Gizeh et la création du musée du Caire. Au pied des remparts, nous avons aperçu le square qui porte son nom où on peut voir une réplique de la barque de Khéops et où se dresse un obélisque.
C'est ensuite à pied que nous avons longé les remparts du XIII è siècle puis, par les vues pavées, pénétré dans la citadelle. Le monument le plus ancien est le beffroi qui, à son édification, fut le donjon du château comtal. Passage commenté ensuite dans la basilique Notre Dame construite au XIX ème siècle sur les ruines de la cathédrale. Elle se distingue par les dimensions de sa crypte mais aussi par son dôme qui surplombe l'agglomération.
Avant le retour, nous avons eu le plaisir de déambuler dans le jardin éphémère initié en 2007 « pour débarrasser de la place les véhicules disgracieux ». Illustrant à chaque fois un thème différent, il invite chaque année le visiteur à un voyage culturel. En 2024, c'est la couleur bleue déclinée dans la nature, le règne minéral, végétal ou même animal et même dans le domaine des arts. Intitulé « Rhapsody in Blue », c'est aussi un clin d'œil à Gerschwin qui a composé cette œuvre il y a exactement 100 ans. Une petite merveille.
Samedi 14 septembre
Pour terminer le séjour, il s'est avéré très judicieux de se rendre au TOUQUET qui se trouve à deux pas du Stella Maris.
C'est un notaire parisien Alphonse Daloz qui avait acquis des terrains au départ sans grand intérêt en ce lieu en 1837. Mais, en 1882, la proximité de la mer lui donne l'idée de créer un lotissement. Sur proposition d'un certain Hippolyte de Villemessant, alors directeur du Figaro et de plusieurs hebdomadaires, il décide de l'appeler Paris-Plage. Attiré par le succès, un homme d'affaires britannique rachète des terrains pour un deuxième lotissement. Plusieurs installations luxueuses vont alors être construites pour satisfaire une clientèle d'outre-Manche. L'histoire de la station balnéaire qui nait à ce moment-là devient alors indissociable de la présence britannique. Dans les années 30, Le Touquet-Paris-Plage a pris une ampleur et possède une réputation sans précédent.
Occupée par les Allemands de 1940 à 1944, la ville doit subir les bombardements alliés pour les déloger ce qui occasionne un certain nombre de dégâts. Il faudra attendre les années 70 pour une vraie relance du tourisme. Le Touquet va alors être plébiscitée à nouveau par des célébrités et faire la une des médias. Elle est qualifiée aujourd'hui de "Perle de la Côte d'Opaleʺ avec un patrimoine architectural de style anglo-normand exceptionnel et des manifestations à caractère culturel et sportif de grande ampleur.
Nous avons visité l'église Jeanne-d’Arc construite en 1910 qui fut la première à porter ce nom en France, dit-on pour exprimer les regrets de certains Anglais résidant dans la ville ! Quant à l'édifice qui y fait face, c'est l'hôtel de ville édifié en 1931, 1932. On a peine à imaginer sa fonction administrative compte-tenu de ses dimensions imposantes et de sa forme unique mêlant plusieurs styles.
Comme tous les samedis, c'était jour de marché au Touquet et nous avons bénéficié d'un quartier libre pour flâner entre les étals de marbre... ou faire nos courses. Le marché couvert a été construit également dans les années fastes 1930 dans un style qualifié de régional avec une influence de l'architecture moderne.
Le guide nous a enfin proposé un petit tour dans le centre-ville pour apprécier l'originalité et l'opulence de quelques villas. Il nous a rappelé qu'après 1920 on a construit entre 150 et 200 nouvelles villas par an ce qui faisait du Touquet une exposition permanente. Nous avons pu constater l'étonnante diversité des styles, le seul dénominateur commun étant la fantaisie. Si les prix faramineux de ces villas qui s'affichent dans les vitrines des agences ne peuvent que nous interloquer, nous retiendrons la richesse de ce patrimoine : une bien belle façon de terminer ce voyage.
Comme on vient le voir, à nouveau une belle variété dans les thèmes abordés et les visites proposées pour cette petite semaine picarde : un programme à mettre à l'actif de la commission voyage et notamment du savoir-faire d'Alain Roux.
Journée dans le Val de Loire – le 31 mai 2024
Pour ce « voyage d’une journée » 49 personnes ont pris le bus destination le Val de Loire. Sous un ciel nuageux mais sans pluie, divisé en deux groupes nos deux guides Delphine et Marie-Claire ont permis de découvrir l’histoire de Loches et son patrimoine. Notamment le Logis royal, château de la fin du Moyen-Age. Charles VII réside dans le premier corps de logis, construit vers 1370/1380 par Louis Ier d'Anjou. Charles VIII et Louis XII le prolongent d’un deuxième bâtiment de style gothique flamboyant. Trois femmes illustres ont marqué l’histoire du logis royal : Jeanne d’Arc, Agnès Sorel, favorite de Charles VII, et Anne de Bretagne. François Ier est le dernier roi à y séjourner régulièrement.
Après déjeuner dans un restaurant de Loches, direction Chédigny.
C’est en 1991 que débutèrent les travaux aboutissant à la plantation de 800 rosiers et des milliers de plantes vivaces sur les trottoirs du bourg. Ce qui la fait reconnaitre et obtenir en 2013 le label national « Jardin remarquable » attribué, pour la première fois, à une commune dans son ensemble.
Après avoir été accueilli par notre guide Alain, chacun a pu visiter librement le jardin du curé sous un soleil parfois très chaud et poser des questions à notre guide. Puis déambulation dans les rues pour admirer les façades ornées de magnifiques rosiers ou plantes fleuries., accompagné par Alain donnant toutes explications et répondant à toutes nos interrogations sur diverses plantes ou fleurs. Retour sur notre région après avoir passé une agréable journée.




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2023
Séjour dans le Lubéron – du 1er au 6 juin 2023




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JEUDI 1er JUIN
Départ à l’aube pour une nouvelle escapade dans une région française. Les prévisions météo étaient peu optimistes pour le séjour mais le soleil était au rendez-vous sur le trajet, ce qui s'est avéré de bon augure pour la suite. Ainsi, nous avons pu apprécier des paysages superbes. A l'arrêt des Monts d'Auvergne, le Puy de Dôme était en vue avant de repartir par l'autoroute vers les monts et la plaine du Forez. Un axe qu'empruntaient nos ancêtres migrants creusois qui se dirigeaient à pied vers la région lyonnaise ou s'installaient définitivement sur le chemin, tuiliers dans la Loire autour de Feurs ou maçons et manœuvres dans la vallée du Gier.
Dépaysement en abordant Saint-Chamond, Rives-de-Gier, Givors, Saint-Etienne... des villes marquées par le passé industriel et les activités économiques actuelles. Cap au sud ensuite avec la vallée du Rhône, fleuve que nous avons longé tout d'abord dans le département de l'Isère avant de pénétrer dans la Drôme.
Par de petites routes, nous avons gagné Hauterives pour le repas et une première visite : celle du Palais Idéal. Que l'on apprécie plus ou moins le résultat on ne peut qu'être séduit par le génie et le « travail d'un seul homme », Ferdinand Cheval (1836-1924). Facteur de profession, il a consacré sa vie à l'édification de cet ensemble monumental avec des moyens rudimentaires . Un palais unique qui occupe désormais une place de choix non seulement dans l'art dit naïf mais aussi dans la création contemporaine. En déambulant tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, notre imagination nous a permis d'entrevoir une mosquée, un chalet suisse, un temple hindou, un tombeau égyptien...ou toute autre création qui hante nos rêves.
Cette visite n'a laissé personne indifférent avant de reprendre la route encore longue vers le Castel Luberon, notre villégiature située à Apt. Cette ville du Vaucluse fut une étape de la Via Domitia romaine menant de l'actuelle Italie à la péninsule ibérique. La cité s'affiche aujourd'hui non seulement comme la capitale du Luberon – prononcez bien lubEron – mais aussi celle plus gourmande des fruits confits.
Quant au ''Castel'' qui nous hébergeait c'est une reconversion en centre de vacances d'un bâtiment destiné aux militaires qui géraient les installations du Plateau d'Albion. Celui-ci, situé à proximité, fut de 1971 à 1996 le siège de notre force de dissuasion nucléaire.
VENDREDI 2 JUIN
Sous le soleil, Roussillon, un des plus beaux villages de France, nous est apparu sous ses plus beaux atours. Montée au Castrum où on profite d'une vue imprenable sur la vallée et sur une ligne de sommets avec le lointain Ventoux. Accompagnés par notre guide, Raphaël, promenade dans les ruelles pittoresques où – présence de l'ocre oblige – toutes les habitations offrent un rouge éclatant. Courte visite à l'église Saint-Michel dont la façade actuelle date du XVII è. Plus loin, les photographes n'ont pas manqué d’immortaliser cette vigne sacrée qui affiche l'âge vénérable de 177 ans, avant de redescendre en centre-ville et de continuer par le sentier des ocres.
Difficile d'imaginer que la mer recouvrait la région il y a plus de 100 millions d'années. En se retirant, elle a libéré notamment des sables qui à l'origine étaient de couleur... verte. L'ocre que nous observons aujourd'hui est en fait un mariage de kaolin, de fer, assaisonné de quartz. Il est exploité à ciel ouvert depuis le XVIII è, a été exporté vers la Russie, l'Afrique, les Amériques...On a peine à imaginer qu'il entre dans la composition des colliers de caoutchouc qui ferment hermétiquement les bocaux à armature utilisés pour la stérilisation.
Nous avons été éblouis en cheminant dans ces paysages où le rouge contraste avec le vert des pins. Des formes uniques façonnées par l'eau, le vent et la main de l’homme. Et au retour quelle vue superbe sur Roussillon !
L'après-midi, une courte halte peu évidente pour le bus nous a permis de surplomber dans le vallon l’abbaye cistercienne de Sénanque (XIIè siècle), toujours en activité (6 moines). Nous sommes dans la commune de Gordes, un nouveau village perché, mais qui cette fois affiche la couleur blanche. L'orage menace mais il va vite s'effacer pour nous laisser tout loisir de découvrir ce site défensif au cœur des monts du Vaucluse.
Gordes a connu son apogée économique au XVIII è avec l'huile d'olive, la sériciculture et l'artisanat du cuir avant de subir l'exode rural et de tomber un temps dans l’oubli. Le tourisme lui offre aujourd'hui une nouvelle vie. Balade commentée par Raphaël dans les ruelles pavées soigneusement restaurées que l'on appelle ici des calades avant un temps libre pour profiter pleinement de ce second ''plus beau village de France'' de la journée. De Gordes où l'art a contribué au renouveau, on n'oubliera pas les murs de vieilles maisons qui affichent les œuvres de Vasarely (1904-1997), le maître de l'Op'Art (Optical Art) qui a installé sa fondation dans le château en 1950.
Mais la journée était loin d'être terminée puisque le musée de la lavande et du lavandin de Coustellet nous attendait. C'était tout d'abord une projection vidéo qui nous permettait clairement de faire la différence entre ces deux plantes emblématiques de la Provence. Toutes les deux appartiennent au même genre botanique mais on les distingue nettement par leur inflorescence et le lavandin apparaît beaucoup plus facile à cultiver. Et surtout, ses gros épis fournis offrent une production d'huile essentielle beaucoup plus importante que celle que l'on peut tirer de la lavande, d'où l'intérêt évident des industriels.
Toujours dans cette grande demeure provençale, nous avons également découvert la plus importante collection privée d'alambics privés de la région, s'étalant du XVIème siècle à nos jours. Avec des explications sur la technique de distillation qui se rattachait à chaque spécimen et quelques anecdotes.
Passage obligé enfin à la boutique qui offrait une large gamme de produits dérivés.
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SAMEDI 3 JUIN
C'était une journée en Avignon.
Après avoir franchi les remparts, c'est en petit train que le groupe a découvert le point de vue sur le Rhône, les rues médiévales et commerçantes, les quartiers pittoresques avec de beaux immeubles, les façades des musées, très nombreux dans cette ville. Départ et terminus devant le fameux Palais des Papes.
Pendant le trajet du matin, Raphaël avait pris soin de nous expliquer comment Avignon avait un temps détrôné Rome pour devenir le centre du monde catholique. A l'origine de cet exil, l'instabilité
de la péninsule italienne et surtout les querelles entre les factions qui déchiraient la ville. Au XIVème siècle, on dénombre ainsi 7 souverains pontifes tous d'origine française (dont 3 Limousins !) auxquels ont succédé 2 qualifiés d'anti-papes.
Grâce à l'érudition de Marc, guide local, pendant près de 3 heures, c'était la découverte commentée des parties ouvertes au public de ce palais considéré comme le plus grand du genre construit en Europe à la période gothique. Œuvre de 2 papes Benoît XII et Clément VI cette véritable forteresse fut édifiée en seulement 17 ans de 1335 à 1352. Le gigantisme du lieu fut notamment illustré par la cuisine haute où on pouvait cuire simultanément des quantités considérables d'aliments : la hotte pyramidale est haute de 18 m !
Pratiquement un mois avant son ouverture officielle, nous avons également pu bénéficier de tentures conçues par la plasticienne Eva Jospin (fille de Lionel) pour répondre à l'histoire et à l'architecture du lieu : l'exposition phare de l'été 2023.
Parenthèse appréciée dans cette longue visite avec la balade dans les jardins. C'est là une ouverture récente que permet la municipalité, propriétaire du lieu. Outre les carrés de légumes, fleurs, plantes aromatiques, on découvre l'imposante façade arrière du palais.
A la sortie, le soleil était à nouveau au rendez-vous pour se diriger vers le célèbre pont dont la silhouette avait été entrevue le matin. Selon la légende, c'est en 1172 qu'un jeune berger, Bénezet, se disant envoyé de Dieu vint à Avignon pour y édifier un pont sur le Rhône. On sait que lors d'un siège en 1226, celui-ci fut détruit aux ¾ puis ensuite régulièrement endommagé par les crues. A chaque fois les habitants le reconstruisaient. Mais, dans le courant du XVIIème siècle, ne se révélant plus vraiment utile, il fut en partie abandonné même si on s'est évertué jusqu'à notre époque à conserver 4 arches...
Petite balade sur le pont pour le groupe mais contrairement à ce que dit la chanson dont une première version daterait du XVème siècle, il serait bien difficile d'y danser en rond !
DIMANCHE 4 JUIN
Avec le fascinant Ventoux, nous abordions un autre monde. Idée judicieuse de l'avoir programmé en matinée car nous l'avons appris en fin de journée, l'accès avait été momentanément fermé suite à un violent orage.
De nature essentiellement calcaire, ''le Géant de Provence'' culmine à 1910 m. Il s'étend sur 25 km de long sur 15 km de large ce qui rend cette montagne isolée encore plus impressionnante. Bien évidemment on y distingue divers étages de végétation avant d'atteindre le sommet de tous les records : température, neige, vent (320 km/h en 1967 !) ... et plus 200 jours de brouillard par an : nous n'y avons pas échappé ! Mais quelle ambiance dans la brume et quelle vision magique quand, à la faveur d'une trouée, l'observatoire-émetteur nous est apparu, se détachant sur un morceau de ciel bleu ! Certains ont même pu photographier le pavot du Groënland en fleur qui, comme d'autres espèces arctiques, s’est établi dans les pierriers.
L'après-midi, plongée dans l’histoire avec Vaison, dite ''la Romaine'' depuis 1924. La ville antique de Vasio, capitale du peuple des Vaconces, qui s'étendait sur environ 70 hectares est en grande partie recouverte par l'agglomération actuelle. Nous avons tout de même pu visiter le site archéologique de La Villasse. Il correspond à un quartier riche et très actif avec ses rues, ses boutiques et son ensemble thermal. Nous avons parcouru une très large rue constituée de dalles calcaires disposées régulièrement et bordée de colonnes avant de déambuler dans les vestiges des grandes demeures qui témoignent d’une vraie qualité de vie et du luxe.
C'était l'occasion pour Claire, notre guide local, de nous faire revivre avec moult détails la vie quotidienne il y a environ 2 000 ans. La pluie arrivante, elle nous a invité à poursuivre son commentaire érudit dans le musée attenant. Conçu avec une disposition très moderne et très attrayante, celui-ci offre toutes sortes d'éléments d'architecture et d'objets divers issus des fouilles de Vaison. Ce sont notamment des statues originales des empereurs Claude, Domithien, Hadrien et de son épouse Sabine retrouvées dans les fosses du théâtre. Sans oublier la superbe mosaïque de plus de 30 m² qui à l'origine ornait la maison dite du paon ( milieu IIème siècle). Un musée peu connu qui regorge de trésors et que finalement il aurait été dommage de manquer.
Pendant ce temps à l'extérieur c'était le déluge et il ne nous était pas possible de nous rendre dans la ville médiévale prévue au programme. Pour nous faire oublier cette déconvenue, Raphael a profité d'une accalmie sur la route du retour pour une halte près d'Apt près du joli pont Julien, ouvrage d'art de l'ancienne Via Domitia qui permet de franchir le Cavalon.
LUNDI 5 JUIN
Perché sur un éperon à 400 m d'altitude, Puyloubier se situe au pied de la Montagne Sainte-Victoire. Il est sans conteste un des lieux qui a inspiré Cézanne. Le peintre a produit pas moins de 87 œuvres sur ce massif. Emblème de la Provence, longue de 18 km, culminant à un peu plus de 1000 m, la Sainte-Victoire offre une géologie particulière fort complexe et en pleine évolution, caractérisée par de fréquents petits séismes.
Comme nous l'avons constaté sur notre route et par l'importance de la cave coopérative, Puyloubier domine aussi le plus grand vignoble des Bouches-du-Rhône. Loin du tourisme de masse, nous avons apprécié la balade matinale dans ses rues pavées étroites et pentues, ses placettes ombragées avec leur fontaine, sans oublier les maisons parfaitement restaurées et embellies par le fleurissement. A noter également le lavoir construit sous Napoléon III grâce à une subvention départementale dans le cadre d'une politique d'hygiène.
Contrastant avec le calme du matin, pour l'après-midi, c'était la vie trépidante de la ville qui nous attendait à Aix, la capitale historique de la Provence avec près de 150 000 habitants aujourd'hui. Nous nous en sommes rendus compte dès le repas au restaurant, à deux pas du centre-ville !
Raphaël nous a proposé tout d'abord une balade sur le cours Mirabeau, bordé de platanes. On peut admirer les façades des immeubles particulièrement ouvragées. Sans oublier une succession de fontaines, la plus connue celle de la Rotonde, mais aussi la fontaine Moussue, celle des 3 canons, du roi René. Le centre-ville d'Aix représente une des plus grandes concentrations de fontaines en Europe : on parle d'un millier ! Depuis le XIX è siècle, l'eau y est amenée par le canal Zola du nom de l'ingénieur François Zola (1796-1847), père de l'écrivain, qui avait supervisé la construction d'un barrage proche sur la rivière Infernet.
Puis promenade dans des petites rues bordées de très hautes demeures en passant par la maison natale de Paul Cézanne où ses parents étaient chapeliers.
Direction ensuite l'hôtel de ville édifié au XVII è avec l'ancien beffroi. Ce dernier possède une horloge astronomique datant de 1661. Puis c'était la cathédrale Saint-Sauveur dont la construction a débuté au XI ème siècle. Nous n'oublierons pas le cloître, œuvre des chanoines du XII ème. La visite était conduite par un guide féru d’histoire religieuse. Les amateurs d'art ne pouvaient qu'être séduits par l'originalité des différents piliers et la beauté des chapiteaux représentant avec finesse anges, animaux, feuillages...
Toutes ces merveilles étaient loin de présager le retour où, en approchant les hauteurs du Luberon, le ciel s’assombrit et ne tarda pas à se déverser sur la terre... et sur la route (!) qui, à certains endroits, prenaient des allures de torrent ! Des pluies d'une violence inouïe, de la grêle, des rafales de vent...
A notre arrivée à Apt, le Calavon que nous avions quitté pratiquement à sec le matin, avait été transformé en une rivière charriant des branches. Sous la poussée des eaux, un très ancien mur de soutènement s'était écroulé. Et à notre arrivée au centre, Raphaël qui logeait dans les parties basses du bâtiment retrouvait ses affaires qui flottaient dans sa chambre inondée !
MARDI 6 JUIN
Le moment était venu de quitter le centre. Mais une dernière visite nous attendait, encore une fois sous le soleil, finalement nous avons eu beaucoup de chance avec la météo pendant ce séjour...
Fontaine-de-Vaucluse a inspiré écrivains et poètes par la beauté du site naturel. C'est là la source de la Sorgue, la plus importante résurgence d'Europe, un phénomène géologique qui a longtemps intrigué. On sait aujourd'hui que les eaux qui jaillissent d'un gouffre proviennent de l'infiltration des eaux de pluie du plateau d'Albion, de la montagne de Lure et de la fonte des neiges du Ventoux. Sur le parcours ombragé qui conduit au gouffre, coup d'oeil sur le château des évêques de Cavaillon (XIIéme siècle), l'église Saint-Véran-Sainte-Marie. Sans oublier au centre du village une colonne érigée pour commémorer le 500ème anniversaire de la naissance de Pétrarque (1304-1374), cet humaniste italien qui célébra le lieu.
On vient de le voir, ces 6 jours furent riches et particulièrement variés en découvertes. Mais le succès d'un séjour est aussi fait de l'hébergement – saluons ici la qualité de l'accueil, le confort des chambres, les buffets qui permettaient à chacun de composer son repas – de la personnalité du chauffeur et de celle du guide.
Nous retrouvons maintenant chaque année avec plaisir, Jean-Pierre, employé des cars Lavalade, il fut parfait comme d'accoutumée ; son calme olympien et sa parfaite maîtrise de la conduite lui permirent de triompher d'une longue marche arrière et d'un demi-tour difficile à Vaison-la-Romaine. Et c'est avec lucidité et prudence qu'il affronta les routes submergées par les pluies du côté de Lourmarin.
Quant à Raphaël, dont le père était aussi président d'une association dénommée ''Les Amis de La Chapelle'' (!), il s'est révélé le top des guides que nous avons connus lors de nos escapades, et dieu sait si nous avons eu de bons guides. Que dire de lui ? Sa disponibilité, sa réactivité, sa gentillesse, sa bonne humeur...mais aussi son érudition sur les sujets les plus variés et qui ne se limitaient pas à la région que nous visitions ; sans oublier des clins d'œil coquins lorsqu' il tentait des blagues. Grand merci Raphael....Avant peut-être un jour de te retrouver quand tu auras fondé l'entreprise touristique dont tu rêves.
N'oublions pas non plus la commission voyages de l'association qui sous la houlette d'Alain avait conçu et organisé parfaitement un séjour que les participants ne sont pas près d'oublier.
2022
Séjour dans le Gers – du 13 au 15 septembre 2022
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En arrivant sur place, du bus, s'offrait la campagne gersoise en traversant notamment Verdun (sur-Garonne), Cologne, Valence (sur Baïse), ...des paysages et un patrimoine dépaysant au pays des bastides.
Vers midi, installation et un premier repas savoureux pris dans notre hôtel à Castéra-Verduzan, une station thermale idéalement située par rapport aux visites prévues.
Sous un soleil radieux et une température aux allures de canicule, le premier rendez-vous était à Condom. Visite digestive tout d'abord à l'ancien hôtel de Cugnac (XVIIIè) pour une découverte de l'armagnac produit par la maison Dupeyron, une affaire de famille. A la suite d'un diaporama retraçant l'histoire de cette eau de vie, des vendanges à la distillation, et de la visite des chais traditionnels, place à la dégustation qui permit à chacun de faire ses achats.
Condom et l'armagnac doivent leur célébrité aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui réchauffaient leur corps, soignaient grâce à l'eau de vie salvatrice, ce que n'a pas manqué de souligner le guide de la maison.
Ce qui nous conduit évidemment vers la cathédrale Saint-Pierre, construite fin XV è et qui se dresse, tel un vaisseau sur la place du même nom. A l'extérieur d'énormes contreforts des chapelles latérales, une haute tour carrée à l'ouest et un portail flamboyant. Le groupe a traversé le cloître aux voûtes gothiques avant de gagner l'intérieur. Nous avons été éblouis par le jubé de dentelle entourant le chœur orné de magnifiques sculptures et signé des frères Virebent (XIXè).
En quittant Condom, on n'oubliera pas les 4 mousquetaires, toujours sur la place Saint-Pierre. Pour rendre hommage à l'œuvre de Dumas, 4 superbes statues de bronze hautes de 2,50 m et pesant plus de 5 tonnes, œuvre du sculpteur géorgien Tserateli.
Et pour terminer la journée, à l'issue d'un repas composé de produits et de spécialités locales, une soirée dansante nous a réunis dans une excellente ambiance.
​ - Au menu de la deuxième journée, l'abbaye de Flaran, une référence patrimoniale incontournable dans le sud-ouest. C'est là un joyau de l'art cistercien du XII è, plusieurs fois remanié jusqu'au XVII è avec église, cloître, salle capitulaire, réfectoire, dortoir, logis abbatial, jardins...Surprise tout d'abord dans la salle capitulaire où est présentée l'exposition ''Terres du monde'' réalisée par le plasticien Daniel Denise. Puis une autre salle est consacrée au chemin de Saint-Jacques-de Compostelle avec cartes et statues de circonstance. Mais le plus marquant se situe dans le dortoir des moines où sont présentés près de 300 chefs-d’œuvre signés de prestigieux artistes (Rodin, Renoir, Cézanne, Dali, Monet, Suzanne Valadon...). Une collection déposée par convention en 2009 par un amateur d'art londonien Mickaël Simonov qui a eu le coup de cœur pour cette abbaye désormais propriété du Conseil Départemental.
Sans oublier les jardins où, comme à l'époque des moines, les plantes aromatiques et médicinales sont disposées en carrés mais qui, cette année, avaient souffert de la sécheresse. Beaucoup d'intérêt pour la ruche présentée par le jardinier ainsi que l'activité apicole aux temps monastiques.
​ Dans l'après-midi, direction la Romieu et sa collégiale Saint-Pierre construite au XIV é en seulement 6 ans par le puissant cardinal Arnaud d'Aux. Ce cousin du pape avignonnais Clément V, voulait faire de l'édifice son tombeau et celui de sa famille. Outre le haut clocher carré surmonté d'une tour octogonale et le cloître gothique, ce sont surtout les éblouissantes fresques de la sacristie restaurées récemment, qui nous ont impressionnés. Les plus anciennes remontent au XIV è. Et nous ne sommes pas près d'oublier le guide, Thierry, qui de jeux de mots en anecdotes souvent rocambolesques, n'a pas manqué d'attirer notre attention sur l'histoire peu ordinaire de l'édifice.
Temps libre ensuite pour une déambulation et un rafraîchissement dans cette bastide où, en référence à une légende médiévale, l'artiste Maurice Serreau a immortalisé dans la pierre des félins, d'où le nom de ''village des chats'' donné à La Romieu.
Dernière visite à Larresingle, où, au sein de vignobles, se situe un autre ''Plus beau village de France''. Mur d'enceinte, tours crénelées, fossés, porte d'entrée, château (XIII è), maisons médiévales, église fortifiée (XV è), le ''Petit Carcassonne du Gers'' nous est apparu proche de ce qu'il était au Moyen-Age.
​ Et, pour terminer la journée, après un repas toujours très apprécié, passage par le casino de Castéra-Verduzan, à deux pas de l'hôtel, où personne n'a fait sauter la banque...
​ - Dès le jeudi matin, préparation des bagages pour un retour vers la Creuse prévu en début de nuit. Mais cette dernière journée en Gascogne devait encore nous réserver de bien belles découvertes.
Approximativement au centre du Gers, c'est Auch, la préfecture du département. Au programme, visite de la cathédrale Sainte-Marie dont la construction a duré 200 ans (1489- 1680), ce qui explique la variété des styles rencontrés : gothique flamboyant pour l'ensemble, Renaissance pour la façade. C'est là une des dernières cathédrales gothiques de France et une des plus riches. En témoignent les vitraux d'Arnaud de Moles (XVI è) et surtout un chœur en bois de chêne composé de stalles hautes et basses avec plus de 1500 personnages différents sculptés qui n'ont pas manqué de nous éblouir.
Pour l'après-midi, quelle bonne idée d'avoir choisi, dans la direction de Toulouse, L'Isle-Jourdain avec le Centre Européen d'Art campanaire ! Inauguré en 1994 dans l'ancienne halle du XIX è, par François Miterrand, il présente 6 espaces d'exposition sur 2 niveaux. Plus d'un millier d'objets liés à l'art des cloches originaires des 4 continents et couvrant 4 millénaires de savoir-faire technique ou artistique y sont exposés.
Après le b.a.-ba de la fabrication d'une cloche, nous avons été surpris de découvrir le carillon de la Bastille (Monument Historique), mais aussi un jacquemart complet en état de fonctionner ou encore un dispositif destiné à prévenir les habitants dès les premières vibrations engendrées par un tremblement de terre et utilisé au Japon....
Mais de par les origines rurales de la plupart d'entre nous, nous nous sommes particulièrement intéressés aux surjougs utilisés dans les attelages dans le sud de la France. Placé au centre du joug, muni de cloches, ce dispositif inconnu chez nous aurait contribué à l'équilibre quand les bovins travaillent mais on lui attribue aussi de multiples fonctions, notamment de protection et de fécondité. Par leur aspect décoratif, ceux qui sont présentés dans les vitrines ont en outre un but d'apparat.
​ Voilà donc trois jours bien complets qui nous ont donné envie de revenir dans un département qui ne manque pas d’atouts. En plus de l'organisation impeccable à mettre à l'actif de la commission voyages, un coup de chapeau à Jean-Pierre, notre chauffeur, qui est désormais une figure de l’association. Sans oublier notre guide local Leidi, qui, tout au long des visites, a fait preuve de connaissances dans tous les domaines et n'a pas manqué d'humour par ses multiples anecdotes et ses devinettes au moment opportun
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2021
Séjour en Haute-Savoie – du 11 au 16 septembre 2021
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Tout d'abord, la satisfaction a été grande pour la commission voyages de pouvoir enfin proposer cette destination à l'issue de 2 ans de report suite aux restrictions sanitaires qui avaient entraîné à chaque fois de laborieux ajustements...
Même si au dernier moment, la Suisse venait d'interdire aux bus l'entrée sur son territoire, ce qui conduisait à annuler l'incursion prévue, les quelque 32 participants ont été unanimes pour louer la réussite du voyage.
Les déplacements en bus, pas toujours évidents sur les routes de montagne, ont été assurés de main de maître par Jean-Pierre de l'entreprise Lavalade que les ''Amis'' ont eu plaisir à retrouver.
Pour les 6 jours, nous avons résidé à Samoëns, un choix judicieux qui permet de rayonner dans toute la Haute-Savoie. Cette petite station dominée par la montagne du Criou possède en outre un patrimoine où le souvenir des maçons et tailleurs de pierre migrants de la vallée du Giffre entre en résonance avec le passé des Creusois.
Le centre ''Cap France'' de la Bérouze est flambant neuf, autant impeccable par le confort et les équipements qu'il offre, que par un service ''à la personne'' de tous les instants assuré par un directeur et des employés sympathiques. Sans oublier une cuisine variée et appréciée qui n'a pas négligé pour un soir la fameuse fondue savoyarde.
Notre guide, Nicolas, un breton bien intégré dans la vallée, a fait preuve de gentillesse, d'efficacité et nous avons découvert son érudition lors d'un diaporama qui a meublé une soirée. Des interventions pertinentes également lors des visites et des déplacements en bus. Et avec quelques blagues au moment opportun.
Il serait fastidieux d'énumérer le programme des découvertes entre le Léman et Annecy: il y en avait pour tous les goûts...
Mais, nous retiendrons tout d'abord l'excellente idée, lors du voyage aller, de faire une halte au monastère royal de Brou (XVI ème siècle), à deux pas de Bourg-en-Bresse qu'apparemment aucun des participants ne connaissait bien qu'il ait été sacré ''Monument préféré des Français'' en 2014. L'émerveillement du gothique flamboyant allié à une belle histoire d'amour!
En Haute-Savoie, la montée à 2380 m en train à crémaillère sur des pentes vertigineuses a conduit au ''Nid d'Aigle''. Nous étions là à la porte d'entrée de la voie royale qui conduit au sommet du Mont Blanc.
Excellent moment également que cette croisière à bord de la ''Libellule'' sur le lac d'Annecy qui, en plus du panorama, nous a permis de prendre un excellent repas.
On peut aussi retenir l'arrêt à Chinaillon un village authentique dans la chaîne des Aravis: des châlets recouverts de tavaillons et la ''Chapelle des Neiges'' (XVII ème siècle) rénovée.
Quant à la météo, même si le dernier jour a été quelque peu humide, elle s'est révélée des plus favorables pendant le reste du séjour, une belle satisfaction pour ceux qui avaient contribué à la réussite de ce voyage.
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2020
Aucun voyage sur l'année 2020 cause pandémie, reporté sur 2021 et 2022
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2019
Séjour au Pays Basque Espagnol – du 14 au 19 septembre 2019
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Pour leur « grand voyage », 46 adhérents des Amis de La Chapelle-Taillefert ont pris le bus destination le Pays Basque Espagnol. Arrivée pour le déjeuner à San Sébastian, puis visite de la vieille ville jusqu’au palais Miramar et montée au Monte Igueldo par le funiculaire, découverte d’un splendide panorama.
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Deuxième jour, Bilbao, l’une des plus grandes villes du nord de l’Espagne, associe un quartier vintage élégant et une architecture moderne éblouissante. Visite du musée Guggenheim, véritable chef-d’œuvre architectural en lui-même. Nous avons pu découvrir les sculptures les plus récentes de Richard Serra, seul espace en Europe dont les caractéristiques peuvent accueillir ces œuvres formidables. L’après-midi visite de Getxo et Portugalete par le pont de Biscaye (transbordeur inauguré en 1893).
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Troisième jour, excursion à la journée. Visite du Sanctuaire de Loyola entouré de jardins, monument extraordinaire érigé autour de la maison natale de Saint Ignace, la Casa Santa en très bon état de conservation.
L’après-midi continuation vers Arantzazu pour découvrir le sanctuaire de la vierge dans un paysage impressionnant de massifs rocheux et de profonds ravins. Mais ce qui ressort avant tout c’est le travail artistique, enfreignant le moule architectural de l’époque. Sur le retour visite d’Oñati appelée la "Tolède basque", pour sa grande richesse architecturale.
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Quatrième jour, découverte de deux charmants villages de pêcheurs, Lekeitio avec un port coloré et un riche patrimoine artistique. Puis Elantxobe qui surprend par ses maisons de pêcheurs construite de manière décalée.
L’après-midi visite de Gernika qui en 1937 fut entièrement ravagée par l’aviation allemande. Visite de la «Casa Juntas» utilisée comme siège du Gouvernement Basque et situé à côté de l’arbre de Gernica symbole des libertés traditionnelles du peuple basque.
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Cinquième jour, départ pour la province de Navarre, journée à Pampelune surtout connue pour sa course de taureaux. Promenade dans les pittoresques quartiers médiévaux avec la plaza del Castillo, visite de la cathédrale, un des édifices religieux des plus importants d’Espagne. Chacun est reparti avec son foulard, accessoire indispensable pour les fêtes de la Saint Firmin.
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Dernier jour, visite guidée de Saint Jean de Luz, le port, les maisons d’armateurs, la Maison de l’infante…. Retour après le déjeuner.
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Escapade en Nouvelle Normandie – du 5 au 7 juin 2019
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Pour le premier voyage de l’année début juin, les Amis de la Chapelle Taillefert ont choisi comme destination la Nouvelle Normandie.
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Départ pour 35 adhérents et arrivée à Giverny pour déjeuner au restaurant “Les Nymphéas”.
L’après-midi visite de la Fondation Monet avec ses jardins fleuris, malgré une météo contrariante, la variété de fleurs et les couleurs étaient très lumineuses, le jardin d’eau avec l’étang et le pont aux nymphéas est magnifique. Pour terminer : visite de la maison de Claude Monet, son atelier riche de ses œuvres et autres pièces nous faisant faire un retour dans la passé des impressionnistes.
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Le lendemain, visite de Vernon avec la Collégiale Notre-Dame construite entre le 11 ème et 16 ème siècle, en grande partie dans le style gothique. Ses rues avec de belles maisons à colombages et son vieux moulin.
Embarquement à bord d’un train d’époque du Chemin de Fer, un voyage dans le temps, du bois de banquette qui craque, du vent dans les cheveux, un sifflet, des freins qui grincent, un aller, un retour et le souvenir d’une belle balade dans la vallée de l’Eure. Certains ont même participé à la manœuvre de la loco !
L’après-midi, découverte du Petit Andelys par les bords de seine et petite grimpette pour accéder au Château Gaillard, de là s’offre une vue à couper le souffle sur la Seine et ses méandres.
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Le dernier jour direction Auvers sur Oise sur les traces de Van Gogh. Visite du village qui inspira les impressionnistes aves ses bords de l’Oise, la maison du Docteur Gachet, la Maison Atelier de Daubigny, de l’église un chemin jalonné de reproductions de ses tableaux nous mène au cimetière. Retour sur notre Creuse.
Tous les participants sont revenus enchanté de ce voyage.
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2018
Trésors cachés des Côtes d’Armor – voyage du 4 au 9 juin 2018
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Cinquante-deux adhérents ont pris la direction des Côtes d’Armor, lieu de résidence Plestin les Grèves.
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Accompagné d’un guide pour le séjour, le programme commence par la visite de l'archipel des Sept-Iles, classé Site Naturel Protégé en 1912 puis Réserve Naturelle en 1976. Un ballet d'ailes incessant et une fanfare de cris accompagnent la croisière entre plumes et écume.
Découvertes des richesses du Trégor-Côte des Ajoncs, l’estuaire du Jaudy, la Pointe du Château, ou l’on peut voir une maison construite entre deux énormes blocs de granit, à quelques mètres du Gouffre. Vues panoramiques sur les archipels d’îlots de Port-Blanc, de Castel Meur.
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Nouvelle journée avec la visite des enclos paroissiaux de : Saint-Thégonnec, Guimiliau, ensemble architecturaux exceptionnels qui présentent une fonction religieuse et sociale. En Bretagne un déjeuner crêpes s’impose !
Puis découverte et balade dans Roscoff, petite cité de caractère, ancien havre de corsaires, puis de contrebandiers, d'où partirent les Johnnies vendre leurs oignons rosés. La journée se termine par une visite et dégustation à "Algoplus" au cœur de la plus grande réserve d’algues.
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Troisième jour, surplombant une mer d’émeraude, battu par les vents, le cap Fréhel enchante par sa beauté et ses couleurs chatoyantes. Ses falaises, à pic comme des murailles, abritent des centaines d’oiseaux nicheurs. Le Fort La Latte superbe fort de défense côtière avec une vue dégagée sur la Manche et la Côte d’Emeraude, bravez les marches du donjon, d’en haut, la vue à couper le souffle prendra tout son sens et vous ressentirez une réelle sensation de liberté.
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Avant dernier jour, promenade sur le sentier des douaniers de la Côte de Granit Rose ou d’imposant amas de pierre sculptés par la mer et le vent, laissent imaginer les formes et offrent au visiteur une vue presque irréelle. Un site naturel d’une exceptionnelle beauté.
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Sur le retour visite d’une petite cité médiévale : Moncontour, classé plus beau village de France. Après le déjeuner le groupe termine son séjour en rejoignant La Chapelle Taillefert.
Un prochain voyage de deux jours est prévu en septembre.
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Voyage en Val de Loire – du 13 au 14 septembre 2018
Pour leur second voyage annuel, quarante adhérents des Amis de la Chapelle Taillefert ont pris place dans le car pour suivre les pas de François 1er et Léonard de Vinci.
Le matin visite guidée du Château Royal d’Amboise, monument emblématique et ses jardins paysagers offrant l’un des plus remarquables panoramas sur la vallée de la Loire, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. L’après-midi pour un groupe : randonnée pédestre avec guide, découverte des bords de Loire et de la ville historique; pour l’autre groupe visite guidée du Château du Clos Lucé, demeure de Léonard de Vinci. Ses inventions sont très bien représentées et quelques pensées sont citées, montrant le grand esprit qu'il était. Une jolie promenade dans les jardins à la rencontre de ses inventions complète très agréablement la visite. Pour terminer la soirée visite d’une cave et dégustation.
Le lendemain matin visite guidée d’une champignonnière La Cave des Roches, à 50 m sous terre, c’est de cette ancienne carrière de tuffeau qu’a été extraite la pierre qui a servi à bâtir les joyaux de la Renaissance, ou sont actuellement cultivé dans les galeries les champignons (pied bleu, shii také, pleurote, champignon de Paris). Une ville souterraine est née pour témoigner de manière inaltérable l’esprit du village au 19ème siècle, un témoignage pour nos générations futures. Près de 1500 m2 de fresques sculptées dans la masse en bas et hauts reliefs.
Après le déjeuner nous rejoignons le Château de Chambord pour une visite guidée. Ce château est le plus vaste des châteaux de la Loire. Les dimensions de ce monument hors du commun sont particulièrement impressionnantes... Il compte en effet pas moins de 426 pièces et quelque 282 cheminées ! Le fameux escalier à double révolution, ingénieuse spirale ajourée à deux rampes dessert les étages dans un immense donjon carré comme un écrin. On peut monter de chaque côté sans jamais se rencontrer tout en se suivant des yeux. De la terrasse où se dresse la tour lanterne, la vue sur le parc et les jardins à la française renouvelés en 2017 est panoramique. Le parc du château est aussi vaste que Paris intra-muros, soit le plus grand parc clos d’Europe : 5 440 hectares cernés de 32 kilomètres de murs ! Pour 2019 les voyages sont en cours d’élaboration.
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